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Québec

Le 1er juillet au Québec : guide de survie du propriétaire (2026)

Mai 2026 • 10 min de lecture • Par l'équipe Mozongi REMA

Presque partout ailleurs au Canada, les baux se terminent au compte-gouttes — un en mars, un en septembre, selon le moment où le locataire est arrivé. Au Québec, une énorme part d'entre eux se termine le même jour : le 30 juin. Le résultat est ce qui ressemble le plus, en immobilier, à une fête nationale : le 1er juillet, jour du déménagement, où une province entière de locataires change d'adresse en même temps.

Pour un petit propriétaire, c'est précisément cette concentration qui pose problème. Tout — avis, états des lieux, ménage, remise des clés, nouveaux baux — tombe dans la même fenêtre étroite. Voici le guide que j'aurais voulu avoir : comment fonctionnent réellement les règles du bail au Québec, les dates à ne surtout pas manquer, et une liste de contrôle mois par mois qui transforme la journée la plus chargée de l'année en une journée calme.

Tout ce qui suit s'applique au Québec en 2026. Les règles proviennent du Code civil du Québec et sont administrées par le Tribunal administratif du logement (TAL). Rien ici n'est un avis juridique — quand une situation se complique, parlez au TAL ou à un avocat.

Pourquoi le 1er juillet est une affaire québécoise

C'est en partie une question d'histoire, en partie une question de droit. Depuis des décennies, le bail résidentiel type du Québec couvre un terme de 12 mois se terminant le 30 juin, et l'habitude est devenue si universelle que les écoles, les employeurs et l'industrie du déménagement se sont tous organisés autour de cette date. La loi renforce le modèle : un bail québécois n'expire pas tout simplement. Il se reconduit automatiquement aux mêmes conditions, à moins que quelqu'un ne pose un geste précis, dans un délai précis, pour changer cela.

Le « 1er juillet » n'est donc pas vraiment une seule journée de travail. C'est la fin visible d'un processus qui, bien mené, commence à la fin de l'hiver. Les propriétaires qui ont l'air calmes le jour du déménagement sont ceux qui ont fait la paperasse en mars et en avril.

Les règles du bail que tout propriétaire québécois doit connaître

Le bail se reconduit automatiquement

Si un bail de 12 mois se termine le 30 juin et que personne ne fait rien, il se reconduit pour 12 autres mois au même loyer. C'est la règle par défaut. Pour changer quoi que ce soit — le loyer, la durée, ou pour mettre fin au bail — le bon avis doit être transmis à l'intérieur de la bonne fenêtre.

Les délais d'avis

Pour un bail de 12 mois se terminant le 30 juin, les fenêtres clés sont :

Qui agitPour faire quoiDélai avant la fin du bail
LocataireMettre fin au bail (ne pas reconduire)Entre 3 et 6 mois avant — donc environ de janvier à mars pour une fin le 30 juin
LocataireRester (reconduire)Aucun geste requis — le silence reconduit le bail
PropriétaireAugmenter le loyer ou modifier une condition du bailEntre 3 et 6 mois avant la fin

L'enseignement concret : à la fin de mars, vous devriez déjà savoir lesquels de vos logements changent de locataire et lesquels se reconduisent, et toute augmentation de loyer envisagée devrait déjà être entre les mains du locataire par écrit. Si vous attendez plus tard, vous avez, par défaut, reconduit chaque bail au loyer de l'an dernier.

Une augmentation de loyer est une proposition, pas un ordre

Quand vous envoyez un avis d'augmentation de loyer, le locataire a un mois pour la refuser. S'il refuse, il peut tout de même rester — le bail se reconduit — et l'une ou l'autre des parties peut demander au TAL de fixer le loyer. Une augmentation se déroule donc bien quand deux conditions sont réunies : l'envoyer à l'intérieur du délai, et avoir les chiffres pour la justifier (taxes, assurances, réparations majeures). C'est bien plus facile quand vos dépenses de l'année sont déjà consignées au même endroit plutôt que reconstituées à partir d'une boîte à chaussures.

Vous ne pouvez pas exiger de dépôt de garantie

Cela surprend les propriétaires qui arrivent d'autres provinces. Au Québec, un propriétaire ne peut pas exiger de dépôt de garantie, de dépôt pour dommages ni de chèques postdatés. Le seul paiement que vous pouvez demander d'avance est le premier mois de loyer. Planifiez votre trésorerie du 1er juillet en conséquence : il n'y a pas de coussin de dépôt sur lequel vous rabattre, alors la sélection des locataires et un bail clair comptent encore plus.

Le calendrier mois par mois

Voici le calendrier, de l'hiver jusqu'au grand jour. Traitez-le comme une liste de contrôle.

Janvier – février : faire le point

Mars : envoyer les avis

Avril : trouver les nouveaux locataires

Mai : confirmer et préparer

Juin : la dernière ligne droite

1er juillet : jour du déménagement

L'état des lieux de départ et d'entrée

Le Québec n'exige pas de constat d'état des lieux formel comme le font certaines provinces, mais en faire un quand même est la meilleure protection dont vous disposez. Sans dépôt à puiser, un constat de l'état des lieux écrit, signé et photographié à l'entrée est votre preuve si un litige sur des dommages se rend un jour au TAL.

Restez simple : parcourez chaque pièce avec le locataire, notez l'état, prenez des photos datées, et faites signer les deux parties en conservant chacune une copie. Rangez le constat avec le bail — pas dans la pellicule d'un téléphone que vous ne retrouverez jamais.

Le propriétaire qui peut produire un constat d'état des lieux signé et daté — et une année de dépenses consignées — perd rarement au TAL. Celui qui le reconstitue de mémoire, lui, perd souvent.

Rassemblez vos chiffres et vos documents au même endroit

Chaque étape ci-dessus devient plus facile quand votre portefeuille ne vit pas dans des feuilles de calcul et des fils de courriels. C'est exactement la lacune que j'ai conçu Mozongi REMA pour combler. Pour le cycle du 1er juillet en particulier, avoir un seul endroit de travail vous permet de :

Si vous gérez encore tout sur papier, notre comparaison entre un logiciel pour propriétaire et une feuille de calcul (en anglais) montre où la feuille de calcul vous coûte discrètement du temps — et la cohue du 1er juillet est exactement le moment où ce coût se fait sentir.

Foire aux questions

Mon locataire n'a pas envoyé d'avis de non-reconduction. Puis-je quand même reprendre le logement ?

En général, non. Si le locataire n'a pas donné d'avis à l'intérieur du délai, le bail se reconduit automatiquement et il a le droit de rester. Un propriétaire ne peut reprendre un logement que pour des motifs légaux précis (par exemple pour s'y loger lui-même ou y loger un proche), et cela comporte ses propres règles d'avis et délais distincts. Consultez les directives du TAL avant de présumer qu'un logement est libre à relouer.

Mon locataire a refusé l'augmentation de loyer. Que faire maintenant ?

Il peut rester — refuser une augmentation ne met pas fin au bail. Vous acceptez alors la reconduction à l'ancien loyer, ou vous vous adressez au TAL pour faire fixer le loyer, habituellement dans le mois suivant le refus. Apportez des documents : variations des taxes et des assurances, réparations majeures. C'est bien moins stressant quand ces dossiers existent déjà.

Puis-je demander un dépôt pour dommages à un nouveau locataire, juste pour être prudent ?

Non. La loi québécoise n'autorise pas les dépôts de garantie, les dépôts pour dommages ni les chèques postdatés exigés. Vous pouvez percevoir le premier mois de loyer et rien de plus. Votre protection vient de la sélection des locataires, d'un bail clair et d'un constat d'état des lieux d'entrée signé — et non du fait de retenir un dépôt.

Et si l'ancien locataire n'est pas parti et que le nouveau est à la porte ?

C'est le scénario cauchemar du 1er juillet, et c'est pourquoi le calendrier compte. Si un locataire se maintient dans les lieux, vous ne pouvez pas simplement l'expulser — cela passe par le TAL. La défense, c'est la préparation : des heures de départ confirmées en mai et en juin, et une conversation honnête tôt si un locataire sortant laisse présager un problème, pour que vous ne le découvriez pas le 1er juillet.

Dois-je remettre une copie du bail au nouveau locataire ?

Oui. Chaque partie conserve une copie signée. Le formulaire de bail du Québec s'accompagne aussi de renseignements obligatoires que le propriétaire doit fournir, dont le loyer le plus bas payé au cours des 12 derniers mois. Remplir cette section honnêtement fait partie d'un bail valide, alors ne la laissez pas vide.

Je ne possède qu'un ou deux logements. Tout cela est-il vraiment nécessaire ?

Les règles sont les mêmes que vous possédiez un logement ou vingt — les délais d'avis, la règle du non-dépôt, la reconduction automatique s'appliquent toutes également. La bonne nouvelle : avec un ou deux logements, tout le calendrier représente un après-midi de travail réparti sur quelques mois, à condition de ne pas le laisser s'accumuler jusqu'à la fin juin.

En résumé

Le 1er juillet ne donne l'impression d'un chaos que parce que tant de choses sont comprimées en une seule journée. Le travail lui-même est ordinaire : connaître les dates de fin de vos baux, envoyer les avis à temps, trouver les nouveaux locataires tôt, faire l'état des lieux de chaque logement et conserver la paperasse. Rien de tout cela n'est difficile en mars. Tout cela est difficile d'un seul coup le 30 juin.

Choisissez un système — même simple — qui garde chaque bail, chaque date et chaque chiffre sous vos yeux, et commencez en hiver. Faites-le, et le jour du déménagement redevient ce qu'il devrait être : une journée chargée, pas une crise.

Soyez prêt pour le 1er juillet — gratuitement

Mozongi REMA garde chaque bail, date de fin, dépense et document au même endroit, conçu pour les propriétaires québécois. Gratuit pour un premier immeuble, en dollars canadiens, sans carte de crédit.

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